ACTUALITE


Samedi 29 avril 2017: Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation




Assemblée Générale de l'AFMA
Dimanche 26 mars à 9h30 dans les salons du Relais Paris-Est
4 rue du 8 mai 1945
Cour d'Honneur de la Gare de l'Est. Déjeuner: 35€ par pers.
Plus de renseignements au 01-48-32-07-42



Cérémonie commémorative 27 janvier 2017

Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah et prévention des crimes contre l’humanité, 72e anniversaire de la libération d’Auschwitz,
Vendredi 27 janvier 2017,
Ancienne Gare de Déportation de Bobigny.




Propositions d'organisation:

Ce rassemblement commémoratif en hommage aux victimes de la Shoah sera l’occasion d'exprimer  les valeurs républicaines communes aux Balbyniens contre la haine et la violence, le rejet de l’autre et de la différence, pour le droit de vivre ensemble dans le respect de chacun, et le devoir de mémoire, de prévention et de lutte contre les crimes contre l’humanité.

Lieu de la manifestation:

La manifestation pourra comme l’an passé être accueillie dans la Halle Marchandise et devant la voie ferrée historique de la déportation.

Proposition de structuration de la manifestation:

10h30: Accueil du public, boissons chaudes.

11h00: Début de la manifestation

    Intervention de Monsieur le  Maire,
    Intervention de l’AFMA,

11h20:    Représentation des élèves et professeurs du conservatoire Jean Wiener (20 minutes):

- Chant Lyrique par deux élèves de la classe de Anne Le Coutour (professeur de chant)  accompagnés à l'accordéon par Patrick Villanueva (professeur de Jazz):

- Darius Milhaud (1892-1974): Berceuse des Chant Populaires Hébraïques
- Henri Sauget (1901-1989): Bêtes et méchants, Chant dissident, sur un texte de Paul     Eluard

- Klezmer, tradition musicale des juif ashkénazes,

- lecture de poèmes et lettres de déportés par Arthur Thomassin, directeur du conservatoire.
11h40: Recueillement devant les voies de déportation:
      Dépôt officiel de gerbes et minute de silence,
     Dépôt individuels de roses et petits cailloux (mis à disposition par la Ville),

12h00: Fin de la cérémonie
     Réception apéritive avec accompagnement musical.

Il est proposé d'installer dans la halle marchandise les 4 panneaux exposition pour la souscription publique de la Fondation du Patrimoine pour la restauration des sols pavés de la gare ainsi que de mettre à disposition du public le bon de souscription.

Il est proposé de même d'installer une table diffusion-vente du «Livre d'Hannah», ainsi qu'une sélection d'ouvrages du Fonds Shoah de la Bibliothèque Elsa Triolet.


Communication:

Une invitation adressée aux personnalités de la Ville, associations d’anciens  combattants et associations mémorielles, institutions et personnalités partenaires du projet de valorisation mémorielle et historique du site, responsables d'associations de la Ville.
Envoi des invitations le 11 janvier.
Une affiche 40x60 sur les panneaux d’affichage municipaux.
Une annonce dans Bonjour Bobigny.

Cette invitation sera à disposition des associations mémorielles pour leur propre diffusion.

Transport et accès:

Un car assurera comme chaque année un acheminement aller-retour de la passerelle de l’Hôtel de Ville à l’ancienne gare de Bobigny.
Un parking serait aménagé à l’entrée du site.

Dispositions logistiques et techniques:

Aménagement la veille, mobilier d’accueil et de cérémonie, tentes, sonorisation, alimentation électrique, réception, personnel de régie et d’accueil du public, accompagnement du protocole assuré par la direction des relations et manifestations publiques.

Dispositions voiries et espaces verts:

Nettoyage du site et des abords immédiats, et intervention d’élagage hivernal de la friche floristique dans le cadre du plan de gestion différenciée assuré par la direction des espaces publics.

Sécurité publique de la manifestation:

La sécurité publique de la manifestation sera assurée par la direction de la tranquillité publique en lien avec le commissariat de police et la préfecture. Un dispositif renforcé similaire à celui mis en place en janvier 2016 sera mis en place (contrôle des accès, contrôle des sacs) gardiennage dès la veille.
 




Commémoration du 75e anniversaire de la rafle du 12 décembre 1941 à Paris et de l’exécution de 75 otages au Mont-Valérien le 15 décembre 1941

Organisé en partenariat par le Mémorial de la Shoah, l’association des Fils et Filles des déportés juifs de France et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre

18 DECEMBRE 2016










20/03/2016: AG annuelle de l'AFMA aux Salons Paris-Gare de l'Est
Participation au repas: FORMULAIRE








Des déportés se souviennent de leur libération 

C’est le titre du supplément au n° 89 de la Lettre de l’AFMA dont le fac-similé de la couverture figure sur cette page. 

Ces récits sont le fruit du travail de plusieurs mois pour enregistrer les témoignages de quelques anciens déportés, survivants des marches de la mort et encore en vie et d’autres témoignages de déportés aujourd’hui disparus en faisant appel à leurs écrits laissés comme des souvenirs pour ne pas oublier. 

Nous sommes redevables à ceux déportés, qui ont relaté des périodes du vécu de leur vie dans cet univers concentrationnaire, rappel douloureux où l’issue programmée par les nazis était leur mort. 

C’est la contribution de notre association, l’AFMA pour commémorer le 70e anniversaire de la libération des camps, hommage non seulement pour quelques-uns mais symbole pour l’ensemble de ceux qui furent massacrés en raison de leur naissance. 

Ces récits sont appelés à être conservés par chacun d’entre nous. Ils viendront s’ajouter sans doute à tous les textes déjà publiés sur le sujet de la déportation et l’anéantissement d’êtres humains à nul autre comparable, la Shoah. 

Ce devoir de mémoire qui est inscrit dans nos statuts trouve avec cette contribution la justification  du travail de mémoire entrepris dès la naissance en 1987 de notre association qui fêtera ses 30 ans d’existence l’année prochaine. 

N’hésitez pas à vous procurer cette brochure en s’adressant à 

l’AFMA          

4, rue Arthur Fontaine Cité de la Muette -93700 Drancy                                                                                       

Ou en téléphonant au 01 48 32 07 42    

Prix 15 euros Frais de port offerts. 






Vernissage de l’exposition « Grandir après la Shoah. Dessins d’enfants dans les foyers, patronages et colonies de vacances de l’UJRE, Union des Juifs pour la résistance et l’entraide (1945-1951) », le 4 février aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis


 A 15 heures aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis.
 
 
Evelyne VAN DAMME
 
 
DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES
Service Patrimoine historique et mémoriel










Veuillez prendre note qu'Isabelle Choko signera son livre ainsi que le livre "L'évadé de Treblinka" de Mieczyslaw Chodzko
Les 5 et 6 décembre au salon du livre de Boulogne Billancourt, près de la Mairie. Salle Landowski.












ANNE HIDALGO 

  Maire de Paris 

 

             Catherine VIEU-CHARIER                                                                           CHRISTOPHE GIRARD 

             Adjointe à la Mairie de Paris                                                                          Maire du 4earrondissement 

chargéede la Mémoire et du Monde combattant 

                Correspondant Défense 

 

        André PANCZER                                            Régine LIPPE                                      Rachel JEDINAK 

Président du Conseil National                  Vice-Présidente du Conseil National               Représentant l’association 

pourla Mémoire des Enfants Juifs           pour la Mémoire des Enfants Juifs                      pour la Mémoire 

       Déportés COMEDJ                                   Déportés COMEDJ                                des Enfants Juifs Déportés 

                                                                                                                           AMEDJ du 4e-Comité JosephMigneret 

 

 

             Vous prient de bien vouloir assister à la cérémonie de dévoilement d’une stèle à la mémoire 

                                  destout-petits enfants juifs non scolarisés morts en déportation 

                le vendredi 9 octobre 2015 à 10 heures 45 

              Jardin des Rosiers-JosephMigneret 

                               Entrée par le 10 rues des Rosiers à Paris 4 e    

 

 

  Métro : Saint-Paul : ligne N° 1          - Bus : ligne 69 

 



Vous êtes priés de venir nombreux dans la mesure de vos possibilités pour accueillir le Ministre des Anciens Combattants lors de son déplacement à la gare de Bobigny, Mardi 6 octobre 2015 vers 9h30.



18-20/09/2015:







Pour les journées du patrimoine, les locaux de l'AFMA seront ouverts samedi 19 et dimanche 20 septembre de 10h à 18h.
L'AFMA sera présente à la gare de Bobigny samedi 19 septembre de 10h à 18 h.

Nous vous attendons.





Samedi 5 septembre 2015: La fête des associations de Bobigny aura lieu de 13h30 à 18h place Yitzak Rabin - Yasser Arafat.
Le stand de l'AFMA se trouvera dans la coursive de la Salle Pablo Neruda.
Toute personne sera la bienvenue pour tenir le stand avec Micheline et Lucien.



Vendredi 4 septembre 2015: 71eme anniversaire de la Libération de Drancy
19h rassemblement place de l'Hotel de ville puis départ pour cimetière communal puis fin de la cérémonie au Mémorial du camp de Drancy.
Un car sera à la disposition des participants.


Samedi 29 août 2015: Cérémonie commémorative de la Libération de Paris et de Bobigny.
RV à 10h sous la passerelle entre l'Hôtel de Ville et le centre commercial à Bobigny.
Cette cérémonie sera suivie d'une réception à la salle Pablo Neruda à 12h.



Cérémonie départementale organisée à l'occasion de la Journée Nationale de la Mémoire des victimes des crimes raciste et antisémite de l'Etat Français et d'Hommage aux "Justes de France".

Commémoration de la Rafle du Vel d'Hiv : Jeudi 16 juillet 2015 à 11h à Drancy



Jeudi 16 juillet 2015 à 18h organisée par Serge Klarsfeld : Square de la place des Martyrs Juifs du Vel d'Hiv à Paris

Dimanche 19 juillet à 10h : Square de la place des Martyrs Juifs du Vel d'Hiv à Paris

Vernissage de l'exposition : "Mémoires du convoi 6"
Mardi 21 juillet 2015 à 18h30, Salle des Mariages, Mairie du 6ème, Paris





Dimanche 21 juin 2015: Journée du Yiddish toute la journée au Carreau du Temple 9h30-18h
L'AFMA y tient un stand comme chaque année.

7 JUIN 2015:



 L’AFMA sera représentée  à cette commémoration et déposera une gerbe. 





DU 16 AVRIL AU 2 MAI:  Dernière visite commentée exposition mémoire de la Shoah, des génocides des arméniens et des Tutsi:

PLUS D'INFOS ICI

DIMANCHE 17 MAI 2015:   CEREMONIES   10h  PITHIVIERS  /    11h30 BEAUNE LA ROLANDE

DIMANCHE 27 MAI 2015:  JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE



SAMEDI 30 MAI 2015:  JOURNEE DE SOUVENIR DES FUSILLES DU MONT VALERIEN






Rencontre avec Isabelle Choko, rescapée de la Shoah et Présidente de l'AFMA


Mar. 5 mai 2015, 19h - Café de Flore, Paris -Isabelle Choko est née en Pologne en 1928. Enfermée à 11 ans dans le ghetto de Lodz, elle est déportée à 15 ans à Auschwitz-Birkenau puis à Waldeslust, un camp annexe de Bergen-Belsen. À l’occasion de la publication de son livre La Jeune Fille aux yeux bleus, une rencontre est organisée au Café de Flore à Paris.

La Jeune Fille aux yeux bleus est paru en novembre 2014, dans la collection Témoignages de la Shoah (Fondation pour la Mémoire de la Shoah / Éditions Le Manuscrit).

Rencontre

Organisée par la Fédération Femmes 3000

Mardi 5 mai 2015 de 19h à 20h30

Café de Flore
172, boulevard St-Germain 75006 Paris





JOURNEE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION

Dimanche 26/04/15 à 10h15 : Gare du Bourget
Dimanche 26/04/15 à 10h15 : Cité de la Muette à Drancy

Samedi 25 avril 2015: Gare de Bobigny. Programme:

14h30             Cérémonie au cimetière

Monument aux Morts

Ouvrez le ban

Dépôt de gerbes

Sonnerie aux morts

Minute de silence

Fermez le ban

Carré Militaire
Ouvrez le ban

Au drapeau/Refrain Marseillaise
Dépôt de gerbes
Sonnerie aux Morts
Minute de silence
Marseillaise
Fermez le ban

15h00             Départ en car pour la Gare (sous la Passerelle de l’hôtel de Ville)

 
15h15
            Cérémonie à la Gare de Bobigny (Grande halle des Marchandises)

15h20              Intervention du Conservatoire Jean Wiener

15h45              Allocutions 
               
Allocution de l’AFMA

Allocution de Mr Le Maire

16h00              Moment de recueillement

                        (extérieur face aux voies des déportés)

                        Ouvrez le ban

                        Dépôt de gerbes

                        Sonnerie aux morts

                        Minute de silence

                        Marseillaise

                        Fermez le ban

                        Remerciements porte-drapeaux

16h15             Fin des cérémonies locales

Découverte de l’exposition « La fin du système concentrationnaire, le retour à la liberté des déportés », prêtée par la Fondation pour la Mémoire de la déportation.

JOURNEE NATIONALE DE COMMEMORATION DE LA DEPORTATION 

Quelques mots sur la musique……….. 

En introduction à l’arrivée dans ce lieu qui témoigne de la barbarie dans l’Histoire de l’Humanité :  

  1. Un poème musical en hébreu du XIIIème siècle (plyyoul)  

Annoté sur un manuscrit hébraïque copié à Troyes vers 1280. Le poète inconnu, a placé les mots sur la chanson du trouvère Moniot (~1250) en évoquant l’oppression des juifs du temps de Louis IX : « Les oppresseurs ont tirés leurs épées, ont formulés au fond d’eux des propos insincères, En persécutant le pauvre ont détruit des villes entières…… 

  1. Kindertotenlieder (extrait en allemand) – Chant pour des Enfants Morts –  

Œuvre de Gustav Mahler, composée entre 1901 et 1904 après la mort de son enfant, d’après le poème de Friedrich Rückert : « ….Regarde-nous encore une fois, car nous serons bientôt loin de toi, Ce qui, ces jours-ci, n’est rien d’autre pour toi que des yeux, ne sera dans les nuits futures que des étoiles. » 

  1. Déportation (Marche vers la mort) en yiddish :  

« Des groupes s’étirent pourchassés Sur des chemins de sable ensanglantés, Au cœur, la douleur des humiliés, La peur dans les yeux qui implorent / Les enfants blottis contre leurs mères, Le mères épuisées de l’errance, Les pères blafards de douleur Avancent courbés sous le poids / Dans le ciel des nuages de fumée Mêlés de flammes des foyers allumés Qui embrassent le village abandonné Et semblent saluer le convoi de loin / Et l’un de ces pauvres hères, Un vieillard grisonnant, vouté par l’âge, Console le groupe des pourchassés Les berçant d’espoir en des jours meilleurs. » 

La CEREMONIE 

  1. Danse de la Fureur pour les 7 trompettes - extrait du Quatuor pour la fin du Temps, composé par Olivier Messiaen – œuvre composée pendant sa captivité en 1940 et 1941 au stalag 8 de Görlitz en Silésie. 

 

  1. Récitation du 1er Témoignage : fond musical.  

 

  1. CHANT des PARTISANS JUIFS de VILNO – NE DIT JAMAIS – « Ne dit jamais : c’est mon dernier chemin, Le ciel grisâtre enferme de bleus lendemains. Viendra enfin notre heure tant attendue Durement notre pas résonnera : nous sommes là ! / Dès l’aube le soleil du matin dorera notre aujourd’hui Hier disparaîtra avec notre ennemis ; Et même si l’astre se noie dans le marais, Ces vers porteront notre parole de génération en génération ! / Non pas d’une plume, mais jailli de nos fibres, Ce chant n’est pas celui d’un oiseau libre, Car c’est le chant d’un peuple tout entier, L’arme à la main entre les murs écroulés ! / Donc, ne dis plus : c’est mon dernier chemin, Le ciel grisâtre enferme. des bleus lendemains ; Viendra enfin notre heure tant attendue, Notre pas résonnera avec force : nous sommes là ! 

 

  1. Récitation du 2ème Témoignage : fond musical Adagio de la 5ème Symphonie de Gustav Mahler 

 

  1. CHANT des MARAIS  

Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne. Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten » (traduit en français sous le titre de « chant des Marais »), il traduit la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps. Pendant longtemps les auteurs de ce chant nous furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril 1977, l’Amicale de Mauthausen indique que ce chant est né au camp de Bögermoor en juillet-août 1933. Le texte primitif fut écrit par Johann Esser, il fut ensuite remanié par Wolfgang Lanhoff ; ce poème avait alors pour nom « Bögermoorlied ». C’est un autre détenu, Rudi Goguel qui en composa la musique. Par la suite des détenus d’autres nationalités l’adoptèrent, c’est alors qu’il connut des variantes dans les paroles et les adaptations musicales. Vous entendrez les deux versions, celle de 1946 par les Chœurs de l’Armée Française et la Version Chorale poétique.  

(Version éditée en 1946) (Version actuelle) 

Loin vers l’infini s’étendent Loin dans l’infini s’étendent 

Des grands prés marécageux Les grands prés marécageux 

Pas un seul oiseau ne chante Pas un seul oiseau ne chante 

Dans les arbres secs et creux. Dans les arbres secs et creux. 

Oh ! Terre de détresse Oh ! Terre de détresse 

Où nous devons sans cesse Où nous devons sans cesse 

Piocher ! Piocher. Piocher. 

Dans ce camp sinistre et sauvage, Dans ce camp morne et sauvage 

Entouré de murs de fer Entouré de murs de fer 

Il nous semble vivre en cage Il nous semble vivre en cage 

Au milieu d’un grand désert. Au milieu d’un grand désert. 

Oh ! Terre de détresse Oh ! Terre de détresse 

Où nous devons sans cesse Où nous devons sans cesse 

Piocher ! Piocher. Piocher. 

Bruits des pas et bruit des armes Bruit de chaînes, bruit des armes 

Sentinelles jour et nuit Sentinelles jour et nuit 

Et du sang, des cris, des larmes, Et quitter peur, et larmes 

La mort pour celui qui fuit. La mort pour celui qui fuit. 

Oh ! Terre de détresse Oh ! Terre de détresse 

Où nous devons sans cesse Où nous devons sans cesse 

Piocher ! Piocher. Piocher. 

Mais un jour de notre vie Mais un jour dans notre vie 

Le printemps refleurira Le printemps refleurira 

Liberté, liberté chérie, Libre alors dans ma patrie 

Je dirai : tu es à moi. Je dirai tu es à moi. 

Oh ! Terre enfin libre, Oh ! Terre d'allégresse 

Où nous pourrons revivre, Où nous pourrons sans cesse (bis) 

Aimer ! Aimer - Aimer 

 



Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s,

 Le bureau de la Délégation Territoriale de Paris de l’AFMD est heureux de vous faire parvenir le communiqué de presse présentant  « Lutétia, 1945. Le retour des déportés » à l’occasion du 70ème anniversaire de la capitulation de l’armée hitlérienne.

 Ce travail regroupe une exposition, des témoignages-vidéos, une conférence et un recueil de témoignages. Il est  le fruit d’un travail collectif bénévole de plusieurs mois sous la conduite de Marie Jo Bonnet et de Catherine Breton.

 Notre délégation a entrepris  de multiples démarches auprès d’Institutions, collectivités, associations, mutuelles pour rassembler les fonds afin d’aboutir à la réalisation de ce projet, sans oublier nos adhérents parisiens et nos amis qui se sont investis sans compter.

Nous remercions infiniment tous les partenaires qui nous ont encouragés et appuyés pour l’aboutissement de ce magnifique projet qui trouve naturellement sa place dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation ayant pour thème, comme vous le savez, « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l’univers concentrationnaire ».

 C’est donc avec humilité mais fierté que nous vous adressons ce dossier de presse en vous invitant chaleureusement à le divulguer et vous invitons à l’inauguration officielle
qui se déroulera le:

23 avril à la Marie du 10ème arrondissement de Paris (VERNISSAGE CE MEME JOUR)

72, rue du Faubourg Saint Martin

Espérant vous compter parmi nous, recevez nos meilleurs sentiments,

 Le bureau de la DT de Paris de l’AFMD.





Dimanche 22 mars 2015 à 9H00: Assemblée Générale de l'AFMA dans les Salons de la Gare de l'Est à Paris!!
Réservez cette date dès aujourd'hui!






La direction de la mémoire, du patrimoine et des archives vous convie à l'avant-première du film T4. Un médecin sous le nazisme, le jeudi 12 mars 2015, amphithéâtre Foch de l'Ecole militaire, 1 place Joffre, Paris 7ème, à 19 heures 30.

Inscription avant le 8 mars 2015 par retour de mail à : dmpa-projection.histoire@defense.gouv.fr

En raison du plan Vigipirate, il vous est demandé de bien vouloir nous indiquer, pour chaque personne présente, les renseignements suivants :

NOM – Prénom – Date et lieu de naissance – Nationalité.





27/01/2015 à 10H: 

70e anniversaire de l’entrée des troupes soviétiques à Auschwitz

Dans le cadre de la Journée Internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité, l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz (AFMA) vous invite le mardi 27 janvier 2015 à 10h00 à l’ancienne gare de Bobigny, pour commémorer la libération d’Auschwitz. Gare de la déportation d’où sont partis 21 convois soit 22 407 Juifs dont plus de 3 500 enfants internés à Drancy. La cérémonie sera ouverte par l’inauguration de la grande Halle aux marchandises près des voies ferrées d’où les internés étaient embarqués dans des wagons à bestiaux. Allocution du Président de l’AFMA. Venez nombreux pour se souvenir et rendre hommage à ces victimes de l’idéologie nazie et de ses complices du gouvernement de Vichy.

Accès Gare de Bobigny : 69-151 avenue Henri Barbusse/ Parking assuré. Bus 151 depuis la Porte de Pantin, arrêt Gare grande ceinture.

Pour tout renseignement : AFMA 01 48 32 07 42, afma.local@free.fr






Hier matin un reportage a été tourné par la BBC NEWS, sur le camp de Drancy et sera diffusé le LUNDI 26 JANVIER à 22h SUR LA BBC, chaine 259 avec SFR

. J’ai été questionné par le journaliste et c’est au nom de l’AFMA que j’ai raconté.

Sur vos télés, avec SFR le n° de la la chaine est 259 BBC world news.

Ci dessous un travail effectué, suite à une visite dans nos locaux de Madame Gaudy.



Cher Monsieur Tinader,
Nous nous étions rencontrés en novembre 2013 et vous aviez eu la gentillesse de me livrer votre témoignage pour le livre que je suis en train d'écrire et qui porte, entre autres, sur Theresienstadt et Drancy.
Je voulais vous donner quelques nouvelles de ce projet auquel vous avez contribué. Pendant ma résidence d'écriture à Drancy, j'ai mis en ligne un site qui rassemble les différents témoignages recueillis (témoignages d'anciens déportés, mais aussi d'habitants d'aujourd'hui, et textes produits en ateliers d'écriture avec des élèves du lycée Delacroix). Vous pouvez le consulter ici : http://recitsdeslieux.blogspot.fr/   Vous retrouverez votre témoignage sous le nom de "Lucien T."
Mon livre avance également. Souhaitez-vous que je vous envoie les pages vous concernant pour validation avant publication ?
Je voulais aussi vous faire part de la venue, début février, d'une de mes amies artiste qui travaille sur ces questions. On vient de lui commander une œuvre pour l'ouverture du Mémorial de Rivesaltes et dans le cadre de cette réalisation, elle cherche à recueillir des témoignages ayant aussi trait à d'autres camps comme Drancy. Elle a lu le vôtre sur mon site et aimerait beaucoup vous rencontrer. Si vous étiez d'accord, nous pourrions venir ensemble à l'AFMA le 3 ou le 4 février, et ce serait aussi l'occasion pour moi de vous parler de l'avancée du livre et éventuellement de vous montrer des textes.
En espérant donc vous revoir prochainement, je vous souhaite une très bonne soirée et surtout une belle année 2015.
Bien à vous,
Hélène Gaudy
 





Dimanche 7/12/2014: Commémoration Rafle des Juifs de Tunis. Infos ICI




Mémorial de la Shoah  

30 NOVEMBRE à 14h30  

Présentation de l’ouvrage «  La fille aux yeux bleus  » de Isabelle Choko par l’auteure.  Animé par Philippe Weyl, responsable de la collection  « Témoignages de la Shoah  ». Isabelle née en Pologne, enfermée à 11 ans dans le ghetto de Lodz, déportée à Auschwitz-Birkenau et transférée à Bergen-Belsen d’où elle sera libérée en 1945 par les troupes britanniques. Isabelle est co-présidente de l’AFMA. 

 




14 DECEMBRE à 14h30 

Présentation de l’ouvrage «  Seule à 14 ans à Ravensbrück et Bergen-Belsen  » de Marie Vaislic par l’auteur. Animé par Pierre Lasry dans la collection «  Témoignages de la Shoah  ». Arrêtée à Toulouse en juillet 1944 sur dénonciation, déportée à Ravensbrück, transférée à Bergen-Belsen et libérée. Très affaiblie, elle survivra. 

 















Nos locaux de Drancy seront ouverts lors des journées du patrimoine le samedi 20 et le dimanche 21 septembre 2014 de 10h à 18h.





Rentrée 2014. Programme ICI






Cette année 70èmes anniversaires du Débarquement en Normandie: 06/06/2014
Massacre d'Oradour sur Glane: 10/07/44
Libérations de Paris et du Camp de Drancy août 2014, libération de la France



18 juillet: 69ème anniversaire du convoi 57 1er convoi parti de Bobigny.







Dimanche 18/05/2014:

Hommage aux victimes du nazisme et de l'Etat Français de Beaune la Rolande et de Pithiviers.

A l'initiative de l'UDI avec le concours de la Commission du Souvenir du CRIF.

Dépôts de gerbes à 10h à Beaune, Monument des Déportés rue des Déportés Lycée Agricole.

Cérémonie principale à 11h30 à Pithiviers Square Max Jacob (Gare).







Dimanche 4 mai 2014: Assemblée Générale des membres de l'AFMA
Relais Gare de l'Est Paris 10è

INSCRIPTIONS AU REPAS ET CANDIDATURES AU C.A.  ICI



Samedi 26/04/2014: Journée de la Déportation. Commémoration à la Gare de Bobigny puis Fort de Romainville



Commémoration du Yom Hashoah sur le parvis du Mémorial de la Shoah (Paris): lecture des noms de déportés juifs convois 7 à 42 du 27 au 28/04/2014 18h. Soyons nombreux.






le 11 avril 2014 à 10h30 dans la clairière des fusillés 

            Rose-Marie Antoine Directrice Grale de L'ONAC et victimes de guerre & Eric de Rothschild Pdt du Mémorial de la Shoah
            

                  vous prient de bien vouloir assister à la cérémonie en hommage aux 22 résistants, victimes de la répression allemande,
fusillés le 11 avril 1944 au Mont-Valérien.

L’exposition Les Juifs de France dans la Shoah (Mémorial de la Shoah – ONACVG) sera présentée à cette occasion, complétée de 4 panneaux spécialement réalisés pour le Mont-Valérien dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de l’exécution de Joseph Epstein.

Joseph Epstein, patron des FTP-MOI - Francs Tireurs Partisans - Main d'Oeuvre Immigrée -

Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire nationale  - Avenue du Professeur Léon Bernard  - 92150 Suresnes


Cycle de films sur la Résistance sur http://www.cinehistoire.fr/




28 avril au 18 mai 2014: Notre exposition "Les Yeux de la Mémoire" aux Pavillons-sous-Bois











Le lundi 27 janvier 2014, à l'occasion de la Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah et de prévention des crimes contre l'humanité, la Ville de Bobigny célébrera, sur le site de l'ancienne gare de déportation, le 69ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.

 
Dans le prolongement de cette commémoration in situ, la Ville de Bobigny vous convie à l’avant-première du documentaire :
 
Parce que j’étais peintre,   réalisé par Christophe COGNET.
Cette projection sera suivie d’une discussion autour de l'oeuvre en présence du réalisateur et de l’historienne de l’art, Julie Constant.
Magic cinéma, lundi 27 janvier 2014 à 20h - invitation en pj.
 
Et afin de poursuivre cette journée de mémoire, assistez à la représentation de :
 
La voix dans le débarras, un texte de Raymond FEDERMAN, mis en scène par Sarah Oppenheim.
MC93, du 31 janvier au 15 février 2014 - offre préférentielle en pj.
 
 
Retrouvez toutes les informations relatives à ces deux   événements (synopsis, infos pratiques...), ainsi que votre  carton d’invitation, dans la pièce jointe  ICI

 
Depuis 2006, la Ville de Bobigny, soutenue par différents acteurs, œuvre à la valorisation et à la transmission de l’histoire et de la mémoire du site de l’ancienne gare de déportation de Bobigny, témoin de la déportation de près d’un tiers des déportés Juifs du camp de Drancy entre juillet 1943 et août 1944. L’originalité du projet réside dans son positionnement au croisement d’enjeux patrimoniaux, culturels et artistiques, et écologiques. 



Ciné Histoire a le plaisir de vous inviter à la première séance
du cycle de « Ces résistants à ne pas oublier »

Joseph Epstein dit « Colonel Gilles»
Celui qui n’était pas sur l’affiche rouge


Avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G.

Lundi 13 janvier 2014 à 14h 30
à l’Auditorium de la Ville de Paris


Né en Pologne, appartient à une famille aisée de culture juive.Très jeune il participe dans les rangs du parti communiste polonais à la lutte contre le gouvernement autoritaire de Pilsudski En 1932 il doit s’exiler et choisit la France. De 36 à 39 il combat dans les brigades internationales. Il s’engage à son retour en 39 dans l’armée française, et est fait prisonnier en 40. Il s’évade et rejoint dès fin 40 la lutte clandestine en France.
En 1942, il organise l’ensemble des « groupes de sabotages et de destruction »(GSD) crées par les syndicats dans les entreprises travaillant pour l’occupant. En février 43, il devient le chef des FTP de la région parisienne sous le pseudonyme de colonel Gilles. Cette fonction militaire lui permet d’instaurer une tactique de guérilla urbaine.
Il est arrêté le 16 novembre 1943 lors d’un rendez-vous avec Missak Manouchian et sera fusillé le 11 avril 1944 au Mont Valérien avec 28 autres résistants.


___


PROGRAMME

14h30
- accueil : présentation de la séance par N. Dorra

14h50 - projection du film de Pascal Convert : Joseph Epstein bon pour la légende

16h - intervention de Georges Duffau Epstein, son fils et débat avec la salle


Auditorium de l’Hôtel de Ville
5, rue Lobau 75004 PARIS
Métro : lignes 1 et 11, station « Hôtel de Ville »

Bus : n° 58, 69, 70, 72, 74
RER A, B, D, station « Châtelet - les - Halles »

Réservation indispensable auprès de Ciné Histoire :
Association Ciné Histoire
8 rue Dupleix, 75015 PARIS
par courriel : nicoledorra@gmail.com

Prévoir papiers d’identité ++++





10 octobre 2013: Commémoration à l'ancienne Gare du Bourget (93)










Octobre - novembre 2013:
Voyage en Pologne et visite des Camps.

Renseignements ICI


18 juillet 2013: 70ème anniversaire du départ du 1er convoi de la gare de Bobigny.
Pose d'une plaque de l'AFMA







Dévoilement de plaque à la mémoire de Olga Bancic

 Le jeudi 4 juillet, à 16h30, nous serons présents lors du dévoilement par le Maire de Paris d’une plaque commémorative à la mémoire d’Olga Bancic au 114 rue du Château, Paris 14e, lieu de son dernier domicile officiel connu.



Mai 2013: Décès d'Ida Palombo Présidente de l'AFMA Marseille

L'activité de l'AFMA Marseille et d'Ida ICI




12 mai 2013: 5ème anniversaire de la mort d'Irena Sendler, Juste parmi les Nations.


Elle cacha et sauva 2500 enfants dans le Guertto de Varsovie au péril de sa vie.


Elle fut nominée au Prix Nobel de la Paix en 2008.


Sa bigraphie complète en cliquant ICI




Irena est décédée à l'âge de 98 ans.

Dimanche 14 avril 2013: Assemblée Générale annuelle de l'AFMA
 
25ème ANNIVERSAIRE DE L'ASSOCIATION

Inscriptions au repas en appelant le local.
Communiqué ICI





28 janvier 2013:

Chorale Choeur et Mouvement en spectacle à Paris. Cliquer ICI



26 janvier au 20 février 2013:
Exposition LES YEUX DE LA MEMOIRE en déplacement à Coutances




24 janvier 2013:
Exposition LES YEUX DE LA MEMOIRE en déplacement à Magny en Vexin
pour une 10aine de jours



Magny en Vexin




Dimanche 27/01/2013:  Ancienne Gare de Bobigny:
Journée internationale en mémoire aux victimes de la Shoah. Gerbe de l'AFMA.





2012 - 2013

HAIM: Spectacle théâtral avec Natacha Régnier

AFFICHE ICI         COMMUNIQUE ICI



Dimanche 09/12/2012: 70ème anniversaire de la rafle des Juifs de Tunis.
Cérémonie au Mémorial de la Shoah. Plus d'infos ICI



Septembre 2012:



François Hollande Président de la République devant le wagon Mémoire du camp de Drancy



Vincent Peillon Ministre de l'Education en conversation avec des membres de L'AFMA sur le travail de l'Association en direction des scolaires.



10 septembre 2012: Inauguration du Mémorial du Camp des Milles



Discours intégraux de M. Chouraqui, Pdt Fondation Camp des Milles et M. le 1er Ministre Jean-Marc Ayrault en cliquant ICI

Rentrée théâtrale 2012:



Commémorations 2012:

70ème anniversaire de la Rafle du Vél d'Hiv:
lundi 16/07 à Drancy &
dimanche 22/07 à Paris

A Drancy ont été présents l'AFMA dont André Berkover pour le dépôt de gerbe; Mme Yvonne Lévi; les représentants des cultes, Mme Bourgon de la Mission Gare de Bobigny...

Clichés ci-dessous de Denis Stagliano



Gerbe déposée par M. Berkover, ancien déporté & M. Wierzbicki, petit-fils de déporté


Devant au centre, M. Raphael Chemouni (président du CHCD),
 Joyce Malai (Affaires Culturelles Paris 19ème) et juste derrière Alice Chekroun notre secrétaire



Dimanche 20/05:
Quelques clichés et article de Florence Garson-Zylberman:

Commémorations de Beaune-La-Rolande et Pithiviers

Le 20 mai 2012, les cérémonies commémoratives de Beaune-la-Rolande et Pithiviers ont rassemblé une assistance nombreuse pour rendre hommage aux 18 000 juifs (dont 4 000 enfants) internés dans les camps du Loiret entre mai 1941 et juillet 1943 avant d’être déportés vers les camps de la mort.

Dès l’après-guerre, les rescapés et leurs proches s’attachèrent à venir chaque année le dimanche suivant le 14 mai, en souvenir de la première rafle de 1941 dite du Billet vert. A cette date 3 700 hommes, juifs étrangers, ont été arrêtés puis internés dans les deux camps du Loiret avant d’être déportés vers Auschwitz par les convois 4, 5 et 6 entre mai et juillet 1942.

Ils laisseront ainsi la place aux familles arrêtées durant la rafle du Vel d’hiv les 16 et 17 juillet 1942. Plus de 7 600 hommes, femmes et enfants seront internés dans les deux camps.

Les cérémonies annuelles de Pithiviers et Beaune la Rolande s’inscrivent dans les manifestions rappelant les 70 ans du début des déportations en France (1942-2012).


À partir de mai 2012, une commémoration sera organisée pour chacun des convois de l’année 1942 (convoi 39) au cours de laquelle le nom des victimes sera égrené. Elle se déroulera à Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Compiègne, Drancy ou au Mémorial de la Shoah (Paris).

Les cérémonies du 20 mai 2012 ont débuté par un dépôt de gerbes devant le monument commémoratif par les représentants de l’état, des communes et des associations dont l’AFMA.

Elles se sont poursuivies par les allocutions de Jacques Fredj, directeur du Mémorial de Shoah et de Monsieur le maire, M. Renoucci à Beaune-la-Rolande. Sur le site de l’ancien camp de Pithiviers M. Michel Camux, Préfet de Région, Mme Marie-Thérèse Bonneau, Maire de Pithiviers, Serge Klarsfeld (FFDJF), Raphaël Esrail (UDA), Hélène Mouchard-Zay, directrice du CERCIL et Eliane Klein, déléguée du CRIF-Région Centre ont prononcé de vibrants discours.

Au terme des deux cérémonies, une stèle a été dévoilée par Monsieur Olivier Lalieu, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des projets externes du Mémorial de la Shoah. Elle retrace les différentes étapes des camps du Loiret (voir texte ci-dessous) afin d’apporter un contexte historique aux sites des deux camps d’internement. Ce projet porté par le Mémorial de la Shoah, le CERCIL, les communes de Beaune-la-Rolande et Pithiviers et de nombreuses associations sera complété dans les années à venir par des stèles portant le nom des internés de chaque convoi. Le texte a été lu par Monsieur Serge Klarsfeld à Pithiviers.

(suite à droite)

La déportation des juifs depuis les camps du Loiret

Entre 1941 et 1943, plus de 16 000 Juifs, dont près de 4 500 enfants, ont été internés dans les deux camps de Pithiviers et Beaune la Rolande, gérés par l’administration française, sous le contrôle des Allemands. Ces camps avaient été aménagés en 1939 en fonction d’objectifs essentiellement liés à la défense du pays. Par la suite, après l’armistice de juin 1940, des milliers de prisonniers de guerre français y furent enfermés.

Presque tous les Juifs internés dans ces camps au cours de ces deux années ont été déportés par les nazis, avec l’assentiment et le concours du régime de Vichy : plus de 8 100 d’entre eux sont partis directement vers Auschwitz-Birkenau, dans 8 convois. Les autres, en particulier les enfants du Vel’d’Hiv’, ont transité par le camp de Drancy.
Très peu sont revenus.

Après la rafle dite du Billet vert

3 700 Juifs étrangers, tous des hommes, sont arrêtés le 14 mai 1941 par la police française, à la demande des autorités allemandes d’occupation. Ils restent dans ces deux camps pendant plus d’un an, victimes d’un internement qui, marqué par l’incurie de l’administration, se durcit au fil des mois.

Ils sont déportés dans leur très grande majorité par trois convois qui partent directement vers Auschwitz-Birkenau :
Le 25 juin 1942, le convoi n°4, de la gare de Pithiviers.
Le 28 juin 1942, le convoi n°5, de la gare de Beaune la Rolande. Pour compléter l’effectif, 40 Juifs sont arrêtés dans le Loiret, 44 dans le Cher occupé et 23 dans l’Eure-et-Loir.
Le 17 juillet 1942, le convoi n°6, de la gare de Pithiviers. Pour compléter l’effectif, 52 Juifs ont été arrêtés dans le Loiret et 193 envoyés par la Gestapo de Dijon.

Après la rafle du Vel’ d’Hiv’, l’internement des familles

Les 16 et 17 juillet 1942, 8 160 personnes, (1 129 hommes, 2 916 femmes, 4 115 enfants, ceux-ci étant presque tous français) sont arrêtées par la police française, à la demande des SS, et entassées pendant plusieurs jours au Vel’ d’Hiv’ à Paris dans des conditions inhumaines. Environ 7 600 sont transférées dans les camps du Loiret, où rien n’a été prévu pour les accueillir. Des épidémies se déclarent. Des enfants meurent.

Les autorités françaises ont proposé qu’on déporte également les enfants, que les nazis pourtant ne réclamaient pas encore. Dans l’attente de la réponse d’Eichmann à Berlin, les Allemands décident de déporter les adultes sans les enfants.
L’intendance de la police à la Préfecture d’Orléans constitue alors quatre convois à destination d’Auschwitz-Birkenau, essentiellement des pères avec leurs enfants adolescents et des mères avec les adolescentes.

Le 31 juillet 1942, le convoi n°13 part de la gare de Pithiviers avec 690 hommes, 359 femmes ; parmi eux 147 enfants.
Le 3 août 1942, le convoi n°14 part de la gare de Pithiviers avec 52 hommes, 982 femmes ; parmi eux 108 enfants.

Le 5 août 1942, le convoi n°15 part de la gare de Beaune la Rolande avec 425 hommes, 588 femmes ; parmi eux 222 enfants.
Le 7 août 1942, le convoi n°16 part de la gare de Pithiviers avec 198 hommes, 871 femmes ; parmi eux 300 enfants.
A chaque départ, les gendarmes utilisent la force pour séparer les mères et les enfants en bas-âge.
La violence est extrême, les scènes d’une grande cruauté.

La déportation des enfants

Les 3 000 enfants les plus jeunes restent seuls dans les camps, dans une affreuse détresse matérielle et affective. Quelques rares assistantes sociales démunies essaient de soulager leur souffrance.
L’autorisation de Berlin arrive le 13 août, mais elle interdit les convois constitués exclusivement d’enfants. Aussi sont-ils transférés au camp de Drancy pour y être mélangés à des adultes juifs qui viennent d’être arrêtés en zone non occupée par la police de Vichy et livrés à la Gestapo à Drancy.
Ces enfants sont, pour leur grande majorité, déportés à Auschwitz-Birkenau entre les 17 et 28 août 1942, par les convois n°20 (579 enfants), convoi n°21 (435 enfants), convoi n°22 (537 enfants), n°23 (565 enfants), convoi n°24 (401 enfants), convoi n°25 (281 enfants).
Aucun de ces enfants n’est revenu.

Le dernier convoi


Le 21 septembre 1942, un convoi part de la gare de Pithiviers vers Auschwitz-Birkenau, rempli de Juifs français ayant enfreint la règlementation anti-juive (port obligatoire de l’étoile jaune ; couvre-feu; interdiction de paraître dans les lieux publics…) ; ils sont ainsi déportés discrètement du Loiret. 168 enfants figurent dans ce convoi.

La fermeture des camps

À partir de septembre 1942 et jusqu’en août 1944, 3 000 internés politiques sont enfermés dans le camp de Pithiviers.
D’octobre 1942 à juillet 1943, 1 400 Juifs sont internés dans le camp de Beaune la Rolande, d’où les transferts vers Drancy se poursuivent et les déportations. A sa fermeture, les derniers occupants (464 Juifs) sont transférés à Drancy.


Texte de la stèle



Journée de la Déportation: dimanche 29/04 Bobigny et Paris.

Dimanche 25 mars 2012: Assemblée Générale annuelle de l'AFMA.

Janvier 2012: "Les Yeux de la Mémoire" en condensé dans le hall de la mairie du 19ème place Armand Carrel


Vendredi 27 janvier 2012 9h30 Ancienne Gare de Bobigny:
Journée internationale en mémoire aux victimes de la Shoah.

Programme ICI



Janvier 2012: projet de l’opération mémoire à Marseille réalisé par le centre Fleg grâce au partenariat de l’Afma

TOUTES LES INFOS ICI

Fin décembre 2011 conférence de presse


18 septembre 2011 : Commémoration du 70ème anniversaire de l’ouverture du Camp de Drancy



COMMUNIQUE DE PRESSE ICI

Plus de 300 personnes y assistaient. Elle a débuté dans nos locaux à 16h accueillie par Lucien Tinader Secrétaire Général Adjoint, suivie par les interventions de M. Alain Mangou Président de l'Association des Anciens Combattants de la Police Nationale (Désobéir pour sauver voir invitation), et Jacques Céliset Président Secrétaire Général de l’AFMA.

La suite de la commémoration s’est poursuivie devant le monument, par le discours de Jacques Céliset, la lecture des lettres d’internés, l’une par l’arrière petite fille et les deux petites filles, l’autre par le neveu, et la troisième intervention par la lecture d’un texte écrit à son retour des camps par M. Pérahia et lu par lui-même.

La cérémonie s’est terminée par la partie officielle.

PHOTOS SOUVENIR:




Vue partielle de l’expo accrochée aux grilles extérieures





A gauche, M. Rhamil Waimberg arrêté  le 20 août 1941, au centre M. Camille Mathieu reconnu Juste parmi les nations lire notre journal N°71 page 14 disponible aussi sur notre site, et Jacques Céliset Président Secrétaire Général.


Devant le Monument  lecture des lettres



Vue des participants





18 juillet 2011: Commémoration du 1er convoi de déportation depuis Bobigny.
Inscriptions en cliquant ICI

17 juillet 2011 : Participation aux commémorations de la rafle du Vél d’hiv à Bobigny et Paris.
Présence de Mme Yvette Lévy sur le site de Drancy. (voir article presse ci-dessous)


26 juin 2011 : Stand AFMA à la fête du Yiddish à la mairie du IV° arrondissement de Paris



Dimanche 19/06/2011 à 15H:  

Devant le wagon du camp de Drancy (Cité de la Muette, Avenue Jean Jaurès) une cérémonie en mémoire des 44 enfants drancéens, morts en déportation parce que nés juifs. Présence de la Chorale « Cœur en Mouvement » qui interprétera "Nous chanterons pour vous" en présence de Mme Francine Christophe. La cérémonie se poursuivra à l’exposition permanente de l’AFMA par l'inauguration de nos salles.



Commémoration






Francine Christophe est une écrivaine française
 née le 18 août 1933, déportée en 1942.
Elle donne régulièrement des conférences auprès
 des jeunes dans les collèges et lycées pour raconter son témoignage.


Francine Christophe a été arrêtée avec sa mère en 1942
 à La Rochefoucauld en tentant de passer
 la ligne de démarcation, puis a été internée
 provisoirement à Drancy avant de partir pour le camp de concentration de Bergen-Belsen.


Elle a été libérée par les troupes soviétiques
en 1945, et n'a pas été tuée grâce à son statut
 de fille de prisonnier de guerre (son père) défini par la Convention de Genève.

Photos souvenirs de la commémoration
 du 19 juin 2011 à Drancy


Mme Francine Christophe a lu ses poèmes entourée de 'Choeur et Mouvement' face au wagon-témoin


Les choristes déroulent les noms des enfants drancéens déportés


Mme Francine Christophe au stand AFMA


Inauguration de la 1ère salle du local


Inauguration de la 2ème salle du local


                                                                                 

Vendredi 27 mai 2011:

      A.M.E.J.D. (Association pour la mémoire des enfants juifs déportés du 14ème) :
     Pose de plaques à 15h Lycée Paul Bert, 7 rue Huyghens 75014 Paris

Le 15 mai 2011 à 10h :
Participation à la cérémonie célébrant le 70ème anniversaire de l’ouverture des camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande (Loiret)

Mémoire et hommages 2011:





infos: source gratuit Metro


Samedi 19 mars 2011: Assemblée Générale annuelle de l'AFMA
à la Mairie du 19ème arrondissement Place Armand Carrel








25 janvier 2011, signature de la remise du site de la gare de Bobigny entre
Mme Catherine Peyge Maire de la ville, et M. Guillaume Pepy Président de la SNCF 

photo Jean Joubert




Source: gratuit "Metro"


Les Yeux de la Mémoire
à Libourne et à Bordeaux


Invitée par l’association « Souvenir de Myriam Errera », l’AFMA s’est déplacée au début janvier à Libourne puis à Bordeaux.

Cette association avait décidé d’organiser une exposition à la Médiathèque Condorcet intitulée : "Le génocide des Juifs d’Europe à travers une histoire locale". Exposition relatant les tragiques événements survenus dans cette commune : rafles en 1942, 1943 et 1944 soit 66 personnes dont 60 d’entre-elles furent exterminées à Auschwitz.

En complément de l’exposition libournaise pour commémorer le souvenir de Myriam Errera et des victimes de la Shoah à Libourne, l’AFMA a mis à la disposition des organisateurs son exposition venue de Drancy « Les Yeux de la Mémoire », soit 42 panneaux représentant plus de 1000 documents et photos avec comme thème : de la montée du nazisme en 1933 à la liberté retrouvée en 1945.

A cette occasion, une délégation de l’AFMA s’est rendue à Libourne pour l’inauguration le 8 janvier 2011. Précédée par une conférence de presse, l’inauguration eut lieu en présence de plus d’une centaine de Libournais. L’exposition est ouverte jusqu’au 27 janvier 2011.

Autour de cette exposition, se dérouleront des conférences débats, des projections de films, des visites guidées de scolaires.

Le 9 janvier, invitée par la communauté juive de Bordeaux, la délégation de l’AFMA s’est rendue à la grande synagogue de Bordeaux où plusieurs panneaux de l’AFMA furent exposés incitant les nombreux visiteurs à se rendre à Libourne pour voir toute l’exposition.

Ce même jour dans la cour de la synagogue devant le mur des noms des victimes ( 1600 juifs de Bordeaux et des villes voisines ) eurent lieu des discours dont celui du président de la communauté et du préfet devant une foule énorme recueillie.

Ces cérémonies aussi bien à Libourne qu’à Bordeaux devaient se terminer le lendemain 10 janvier, anniversaire de la grande rafle du 10 janvier 1944 devant les monuments commémoratifs.

En déplaçant la totalité de notre exposition à Libourne, une grande première pour l’AFMA, qui espérons sera suivie par d’autres villes de province, l’AFMA apporte une contribution importante à la transmission de la mémoire. 

Jacques Céliset, secrétaire général de l'AFMA

Libourne, lors de la conférence de presse :
Claudine Chapron, conseillère municipale de la ville de Libourne ; Josette Mélinon née Daguet, Vice-Présidente de l'Association Souvenir de Myriam Errera ; Alain Charlier, enseignant ; Claude Chauveau née Daguet, Vice-Présidente de l'Association Souvenir de Myriam Errera.

Bordeaux : L'assistance attentive à l'allocution du Préfet

Une vue de notre exposition « les yeux de la mémoire »




13/10/2010: sortie du film "Elle s'appelait Sarah"



Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher. Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents.

Adaptation du livre de Tatiana de Rosnay. Editeur : Héloïse d’Ormesson. Publication : 1/3/2007


Sélectionné:
Le livre dont s'inspire le film fait partie de la première sélection du Prix Bel Ami 2008.

Primé:
Ce livre a obtenu le prix Chronos 2008.



Adaptation cinématographique avec Kristin Scott Thomas

Le 8 octobre 2010, nous avons reçu la visite du comité départemental de Seine-Saint-Denis de la Fédération française de randonnée dans nos locaux d’exposition qui s’est poursuivie par la visite du site de la gare de Bobigny. Dans ces locaux au numéro 4 qui était le numéro 19 lorsque ce lieu était l’antichambre d’Auschwitz, ce bureau était le bureau des effectifs. Dans ce celui-ci étaient classés les Juifs par catégorie déportable (1). Mme Odette Nilès, résistante a témoigné pour ces visiteurs. Le hasard a voulu que toutes les composantes de cette période noire se trouvaient réunies puisqu’il y avait un retraité de la RATP, deux de la SNCF, un de la police et un enfant caché. Ce fut un moment très fort émotionnellement.


Drancy, Chemin de Mémoire


8 octobre 1940, un peu plus de cent jours que l'Armistice a été signé et la France subit les  premières lois répressives  du régime de Vichy.

 8 octobre 2010, le Comité Départemental de Randonnée Pédestre de Seine-Saint-Denis vous propose une évocation de cette page d'histoire lors d'une randonnée à travers Drancy afin de rencontrer des témoins de ces jours sombres et cheminer entre les deux lieux de Mémoire,  le Camp de Drancy et la gare de Bobigny.

 En matinée, la première partie de la randonnée, consacrée au patrimoine de la ville, a permis aux 54 participants de découvrir le coeur historique de Drancy, avec notamment la cité jardin, le parc Ladoucette et son château, l'Eglise Sainte Louise de Marsillac, la place de la mairie.

 La seconde partie de la randonnée a conduit les participants vers la cité de la Muette où chacun a pu prendre conscience des horreurs qui s'y sont déroulées durant les années 41 à 44.

Accueillis par M. Tinader, de l'association AFMA, qui a présenté le monument sculpté par Shelomo Selinger ainsi que le wagon témoin et son exposition intérieure, les participants se sont ensuite rendu dans le musée de l'AFMA où un échange très riche a pu avoir lieu avec Mme Nilès, grande résistante et déportée.

 Les organisateurs de la randonnée représentaient les 3 grandes entreprises ayant eu un rôle à jouer dans le ramassage, l'internement et la déportation des juifs de Drancy : un représentant de la RATP (qui ne portait pas encore ce nom), un représentant des forces de police et un représentant de la SNCF; chacun à apporté sa vision du rôle joué par ces entreprises. Il est à noter que la réunion de ces trois entreprises est rare cela même si les organisateurs n'ont ni mandat, ni prétention d'historien.

 Durant le repas sorti du sac, a été diffusé le film retraçant les événements du camp de Drancy, suivi du film édité par la municipalité de Drancy sur les différents quartiers composant la ville. Chaque participant a également pu visiter l'exposition de l'AFMA.

 A la sortie du Camp, l'émotion était réellement palpable.

 Les participants ont ensuite rejoint la gare de Bobigny à travers les rues du quartier de la mare, puis par la coulée verte construite sur la couverture de l'autoroute A86.

 Accueillis par Mme Bourgon, chargée auprès de la municipalité de Bobigny de valoriser le site afin de l'inscrire dans le chemin de mémoire au même titre que le Mémorial de la Shoah de Paris, le fort de Romainville, la cité de la Muette, les participants on pu découvrir ce site chargé de mémoire, d'où sont partis les convois de déportés de l'été 43 à l'été 44.

 Mme Bourgon et l'organisateur  représentant la SNCF ont présenté le rôle joué par la SNCF ainsi que l'organisation allemande mise en place selon l'article 13 de la convention de l'armistice.

 A également participé à la seconde partie de la randonnée, Monsieur Odelot, président de l'ONAC 93.

 La randonnée s'est terminée vers 16h30.

 Les organisateurs, le CDT93 et la FFRP tiennent à remercier : la municipalité de Drancy pour l'aide apportée, par notamment la mise à disposition d'une salle de réunion et les livrets à Drancy, une ville dans l'histoire ?, l'AFMA et notamment M. Tinader pour avoir accueilli les participants et leur avoir mieux fait comprendre les horreurs qui se sont déroulées dans ce camp, la municipalité de Bobigny et notamment Mme Bourgon pour son accueil et sa présentation du site de la gare de Bobigny.

François et Michel Marot




L'AFMA dépose une gerbe Place des Déportés


Juillet 2010: Commémoration de la rafle du 16 juillet 1942 au mémorial du camp de Drancy. 

Dépôt de la gerbe de l'AFMA par André Berkover déporté à Auschwitz.




Mr Léon Lehrer
Le poulbot à Pitchipoï* est parti

 Notre témoin adhérent et ami Léon Lehrer est décédé le 14 juin à l'âge 90 ans.
Léon était un de nos plus fidèles témoins à notre exposition de  Drancy face aux collégiens et lycéens. Leurs professeurs, qui reviennent d’une année sur l’autre demandaient s'il pouvait être le témoin.
Il savait avec ses mots à lui expliquer les souffrances qu’il avait endurées, que ce soit la puanteur (terme de Léon) qui ne l’a pas quitté depuis Drancy où les détenus ne pouvant sortir pour aller aux latrines urinaient et déféquaient dans les couloirs, dans les wagons trois jours et deux nuits de voyage et a Auschwitz, jusqu'à sa libération.

Il raconte comment à Auschwitz, il a dupé un officier SS en se faisant passer pour ingénieur ayant fait l’école des arts et métiers, ce qui lui a certainement sauvé la vie.        
Léon encourageait les jeunes qu’il avait face à lui à bien étudier, il leur disait qu’il avait lui même, "bac moins sept". Ce vieux monsieur plein d’humour, raconte que lorsque’ il est rentré il voulait un bébé. Il a eu des enfants. Mais aussi des centaines d’autres qu’il a captivés et sensibilisés par son arrestation, en racontant son passage à Drancy, sa vie dans le camp d’Auschwitz, ses marches de la mort sur les routes de Pologne, d’Allemagne, et de Tchécoslovaquie pour être enfin libéré par les soldats de l’armée américaine.

Léon tu racontes que ta sœur a été déportée avec toi.
Léon tu racontes ou je te fais raconter qu’à ton retour, dans un état d'extrême faiblesse, venant de l’hôtel Lutetia en métro, tu frappes à la porte. Une petite fille t’ouvre, elle est la fille de ta sœur déportée qui elle n’est jamais revenue.

Elle te regarde et te demande «tonton où est ma maman?»: à cet instant de ton récit dans la salle où nous  t’écoutons l'intensité émotionnelle est palpable, pour eux les scolaires et pour nous. Merci Léon.
Ces quelques mots à eux seuls de cette petite fille  résument le drame qui a failli éliminer tout un peuple.

 L.Tinader

*Un poulbot à Pitchipoï , de Léon Lerher.
L’Assemblée Générale de l’AFMA s’est tenue le 25 avril 2010. La prochaine Lettre de l’AFMA n°66 rendra compte de ses travaux


Les participants lors du vernissage,

pendant le discours du Secrétaire Général.

L’exposition a lieu à la Mairie du 4e arrondissement,

Place Baudoyer, 75004 Paris

          Salle Jean Mouly du 23 avril au 9 mai 2010

                

Horaires d’ouverture : 

du lundi au vendredi de 10h à 18h
Jeudi de 10h à 19h30

 Samedi et dimanche de 10h à 17h 

Exposition sur la libération des camps

nazis à la Mairie du 4ème arrondissement

 

Dans le cadre du 65e anniversaire de la libération

des camps nazis de concentration et d’extermination,

de la Journée Nationale de la Déportation

et de la commémoration du 8 mai 1945,

l’AFMA  invite à visiter à la Mairie du 4e,

Place Baudoyer 75004 Paris l’exposition présentée 

par

l'AFMA et la Fondation pour la Mémoire 

de la Déportation 

(FMD),

avec la participation de témoins survivants.

 

L’inauguration eut lieu le 23 avril.

Plus de 60 panneaux pour évoquer les camps, 

Drancy,

Auschwitz, Buchenwald, Bergen Belsen, Dachau 

et d’autres.

Une assistance nombreuse 

(environ plus de 150 personnes)

entendit le discours du Secrétaire général de

l’AFMA, 

Jacques Celiset qui rappela que cette exposition

participe au travail de transmission de la mémoire.

Plus de 10 millions d’hommes, de femmes d’enfants

sont passés par les camps nazis. De France,

ce sont 162 000 personnes qui auront été déportées.

86 000 par mesures de répression 

(résistants, opposants antinazis

et au gouvernement Pétain complice, otages)

dont 35 000 ne reviendront pas et 76 000

parce que juives dont 11 400 enfants.

En 1945, moins de 2 500 déportés sont revenus, 

mais aucun enfant.

 

En unissant nos efforts, l’AFMA et la FMD ont

voulu faire passer un message : se souvenir,

rappeler pour informer, enseigner et transmettre

ce que nous considérons comme un devoir 

de mémoire

mais qui ne peut s’accompagner que de la vigilance

indispensable pour prévenir tout signe avant 

coureur comme celui de minimiser ou plus de
nier ces faits.                          

 

Mme Dominique Bertinotti, maire du 4e, devait

dans son allocution, rappeler toute

l’importance de cette exposition en particulier

pour les scolaires invités à venir la visiter,

souligner que ces crimes ont été commis

par des hommes ordinaires et appeler à la vigilance.


                      



Le comédien Gad Elmaleh

10 mars 2010: sortie nationale du film La Rafle avec Jean Reno, Gad Elmaleh et Sylvie Testud.
Film de Roselyne Bosch sur la Rafle du Vel d'Hiv.

Dossier d'accompagnement pédagogique disponible ici:

www.larafle-lefilm.com/enseignants


5 février 2010: au Magic Cinéma de Bobigny, projection du film "Désobéir, Aristides de Sousa Mendes" avec Bernard Lecoq.

Hommage au diplomate portugais et Juste parmi les nations.
Projection dans le cadre du 5ème festival de la Résistance au cinéma.


A gauche le comédien Bernard Lecoq.



27 janvier 2010: 65ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz avec la Mairie de Bobigny et l'AFMA à l'ancienne gare de Bobigny.

Egalement journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah et de prévention des crimes contre l'humanité.

"Le 27 janvier 45, Auschwitz était libéré... par un officier commandant une formation de la 97ème Division de la LXème Armée du 1er Front d'Ukraine.

D’origine juive mais élevé à l’Ecole des Komsomols, et sous les armes depuis 1941, j’ai d’abord subi la honte de la retraite devant l’agression allemande, puis la misère dans l’hiver russe, aussi terrible pour nous que nos ennemis, avant de ressentir la colère d’un Soviétique devant la dévastation de mon pays par les envahisseurs. Quand arriva le temps des contre-attaques, Staline rassembla toutes nos énergies vers les futures victoires de la Grande Guerre patriotique.

L’offensive générale du 12 janvier 1945 devait être le combat final, mais la résistance de certains éléments de la XVIIème Armée allemande nous obligea à mener des combats acharnés. C’est dans cet enfer que le 24 ou le 25 janvier, mes soldats capturèrent un groupe de civils armés qu’ils s’apprêtaient à fusiller comme espions ennemis quand je les entendis parler entre eux en Yiddish.

Je m’approchai et l’un d’eux me cria « Ya, Franzouski Partizan ». Je décidai de les interroger et j’appris qu’ils étaient des évadés d’un camp d’extermination. J’avais entendu parler de Maïdanek où des Russes, des Polonais et des Juifs avaient été massacrés, mais j’ignorais que nous étions à proximité d’Auschwitz qui ne figurait pas sur notre plan d’offensive.

Le plus jeune d’entre eux, le Franzouski partizan s’appelait Raphaël Feigelson et me convainquit de prendre ce camp où restaient encore trois mille détenus survivants malades ou dans un état de grande faiblesse. Un Sonder Kommando SS était déjà sur place pour les exterminer et détruire les camps à Auschwitz et à Birkenau pour effacer les traces du plus grand massacre de Juifs qu’ait connu l’histoire. Il me semblait pourtant curieux que notre État-major ne m’ait point indiqué cet objectif à proximité de mon secteur, mais je pensais qu’une autre unité avait été chargée de libérer ce camp.

Devant l’urgence de la situation, je modifiai mon ordre de route et portai mes combats d’avant-garde vers Auschwitz sans rencontrer aucun des nôtres. Conduits par Raphaël Feigelson qui fut un exemple de bravoure au cours de notre attaque, nous prîmes les Allemands de revers et nos héroïques soldats investirent la zone concentrationnaire. Les SS, surpris par notre arrivée soudaine, ne purent, ni détruire le camp, ni massacrer les survivants, ni s’enfuir : pas un n’en réchappa pour informer Hitler et ses complices que le monde allait connaître l’ampleur et les moyens de leur crime.

Je ne saurai dire aujourd’hui quelle fut mon horreur en pénétrant dans ces lieux, ni la souffrance que je ressentis quand les patrouilles que j’avais envoyées plus avant me rapportèrent notamment les massacres de la forêt de Gleiwitz. Si Dieu n’avait mis sur mon chemin le Franzouski Partizan, Auschwitz aurait disparu de l’histoire avant l’arrivée de notre armée car les SS avaient pour mission de détruire le camp et ses installations de meurtres et de tortures, la gare, les archives … Les cadavres dans les ruines auraient ajouté leur impuissance au silence des six millions de morts massacrés une deuxième fois pour l’éternité. J’informai l’État-major qui, m’ayant félicité au nom du Maréchal Koniev de mon initiative, m’ordonna de regagner aussitôt le secteur qui m’avait été assigné en rattrapant coûte que coûte le temps que j’avais perdu. Après de durs combats de nettoyage – auxquels participa Raphaël Feigelson avant de nous quitter – afin d’être sûrs qu’aucun groupe SS n’avait réussi à nous échapper, je regagnai l’objectif fixé par mon ordre de route en avance sur les délais prévus. Ainsi le détour que j’avais fait à Auschwitz, loin d’affaiblir mon secteur du front, avait permis d’enfoncer un coin dans les défenses allemandes."

SAMIZDAT

(traduit du russe), 1981

 

Le Franzouski Partizan Raphaël feigelson déporté depuis  cette gare par le convoi 77 du 31 juillet 1944, a aujourd’hui 83 ans et est toujours membre de notre conseil d’administration





Mme Catherine Peyge, Maire de Bobigny, dont voici le discours ci-contre:

 

 


"Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les représentants des associations, Mesdames et Messieurs.

Il y a soixante-cinq ans, le 27 janvier 1945, l’armée rouge pénétrait dans le camp d’Auschwitz-Birkenau et découvrait la réalité de ce qu’avait été la plus monstrueuse entreprise d’extermination de toute l’histoire humaine. Ce jour là, le monde, frappé de stupeur prenait conscience que durant quatre années d’acharnement, des hommes prétendus civilisés avaient tenté de réduire à néant, d’autres hommes et à travers eux, un peuple et une culture.

 Depuis ce jour là, quelque chose nous incombe. Ces innombrables morts, ces massacrés, ces torturés, ces piétinés, ces offensés sont notre affaire à tous.

 Comme disait Vladimir Jankélévitch : « En évoquant les jours de la colère, de la calamité et de la tribulation, nous protestons contre l’œuvre exterminatrice et contre l’oubli qui complèterait, scellerait cette œuvre à jamais. Nous protestons contre le lac obscur qui a englouti tant de vies précieuses. Mais on n’est pas quitte envers ces vies précieuses, ces résistants, des massacrés parce que l’on a célébré une fois l’an la journée de la déportation, prononcé un discours ou fleuri une tombe. »

 Le temps n’est pas loin où, disparaîtront, les derniers témoins de ce que fût l’extermination de 6 millions de Juifs, en Europe, et malgré tout, il nous faudra continuer à enseigner cette période maudite où bien des personnes, bien des régimes, bien des clergés, se sont ralliés au nazisme et au fascisme.

 Les lieux, comme cette gare, emblématique de la déportation des Juifs de France et plus généralement de la Seconde Guerre Mondiale, prendront alors le relais de la parole des déportés et témoigneront à leur tour, de la réalité, de l’inhumanité de ce trou béant qu’est Auschwitz.

 Il nous incombera alors de transmettre, à travers l’espace et le temps, cet événement pour mettre l’homme en garde contre lui-même, contre la facilité de commander sans penser, d’obéir sans réfléchir.

 C’est en ce sens que la ville de Bobigny s’est depuis de nombreuses années mobilisée pour que ce site soit reconnu en tant que monument historique et qu’elle s’attache désormais à mettre en œuvre un projet qui nous rappelle les visages des absents, de ceux qui ne sont plus. Qu’elle s’attache aussi à ce que cette gare devienne un lieu de vie, d’étude, un lieu tourné vers l’avenir pour contrer cette histoire de mort, un lieu d’enseignement, de débat et d’échange.

 Nous n’avons pas cessé de poursuivre nos efforts et ils deviennent effectifs. Au mois de décembre dernier, nous avons franchi un pas. Et quel pas !

 La SNCF, après avoir longtemps refusé de céder gracieusement à la ville la totalité du site, nous a annoncé qu’elle mettra à disposition de la ville, à titre gracieux, le terrain.

 Pour l’avenir, je souhaite que nous entamions la réhabilitation, par phase du bâtiment des voyageurs devant lequel nous nous trouvons aujourd’hui.

 Symboliquement il me semble désormais primordial que le public puisse pénétrer, au moins, dans un premier temps au rez-de-chaussée et bénéficier d’éléments d’informations sur l’histoire du site et de la déportation.

 Je souhaite qu’au moment où le Mémorial de la Shoah ouvrira ses portes à Drancy, les groupes et les personnes souhaitant faire une halte à Bobigny, pour fouler le sol de l’ultime étape des déportés juifs de France puissent y être accueillis.

 Cet été, pour rendre cet objectif possible, de jeunes volontaires européens et balbyniens se retrouveront sur le site pour y effectuer des travaux de remise en état, et de nettoyage et pour partager leurs différences et leurs valeurs communes. C’est en conjuguant nos efforts dans le respect de chacune de nos identités et des valeurs qui fondent notre démocratie que nous construirons ensemble ce projet.

 Ce qui me frappe dans le texte lu par Lucien Tinader, que je tiens ici à remercier personnellement pour son implication constante dans ce projet, c’est que le jeune homme Raphaël Feigelzon qui a interpellé l’officier de l’armée russe pour lui signaler l’existence du camp d’extermination d’Auschwitz ne s’est pas présenté à lui en tant que Juif, mai en tant que partisan français. Les deux hommes parlaient Yiddish et probablement que dans le respect de leur cœur et dans l’intimité de leur foyer, ils faisaient vivre cette identité, mais dans l’événement qui les réunissait ce jour là, l’un et l’autre se définissaient comme les représentants et les acteurs du pays qui les avait vus naître et grandir.

 Dans un contexte difficile de repli sur soi et de tensions communautaires, il y a là une belle leçon humaine, civique et républicaine. C’est l’enjeu de notre projet : qu’il soit l’occasion d’apprendre à tisser des liens et à vivre ensemble au sein d’un espace laïc et républicain, dans une perspective de dialogue interculturel.

 A vous tous, qui chaque jour, nous témoignez votre soutien, j’adresse mes remerciements. Il est précieux d’être soutenu quand il nous incombe de mettre en œuvre un si vaste et délicat programme.

 A ceux qui parmi nous ont perdu dans ce génocide sans égal, un parent, un être cher, j’adresse mon amitié…"

Catherine Peyge, Maire de Bobigny

 

2009-2010: 

Nous félicitons notre adhérent le moins jeune qui vient de souffler ses 100 bougies.
L’AFMA a le privilège de compter parmi ses côtisants un monsieur né en 1909, nous souhaitons à notre centenaire de pouvoir lui envoyer encore très longtemps son timbre d’adhérent.


Nous accueillons avec plaisir le plus jeune, Nathan, né le 15 janvier 2010, félicitations aux parents. Jocelyn son papa fait partie de notre conseil d’administration, et est le co-webmaster de notre site web.



Nathan, notre plus jeune adhérent

Octobre 2009: LE NOUVEAU "MAUS" EST ARRIVE !!

L'éditeur Panini publie en version française la BD "Magneto: Le Testament" des studios Marvel.
Elle retrace le douloureux parcours du jeune juif allemand Max Eisenhardt des années 30 hitlériennes à la libération des camps.
Une mini-série très exhaustive, très pédagogique, que de nombreux professeurs et collègiens ou lycéens sauraient apprécier à sa juste valeur.
En postface, et toujours en images, la vraie vie de la tchèque Dina Gottliebova, rescapée de Birkenau, et qui tente de récupérer depuis 1973 les toiles de tziganes qu'elle avait peintes pour Mengele, "l'Ange de la Mort".

Plus d'infos en cliquant ICI


Au centre (avec le chapeau) Mme Catherine Peyge, Maire de Bobigny
 
Bobigny : Fête de la ville juin 2009


Comme les années précédentes, nous étions invités à la fête de la ville de Bobigny le dimanche 14 juin 2009 réservé aux associations de la commune pour laquelle l’AFMA 93 est toujours la bienvenue.
Cette année, celle-ci a eu lieu en plein centre ville au lieu du Parc de la Bergère comme les années précédentes, ce qui a amené plus de monde.
Sur notre stand, nous avons surtout déployé les activités de notre local d’exposition de Drancy c’est-à-dire l’accueil des établissements scolaires avec une demande de plus en plus importante et la gare.
La fidélité de nos adhérents du 93 et du 94 a été égale aux autres années ainsi que les balbyniens intéressés par le site de la gare de Bobigny.

Concours national 

de la Résistance 

et de la Déportation 2009-2010:

Le jury national a arrêté le thème suivant pour la session 2010

 du Concours national de la Résistance et de la Déportation :

« L’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact

 jusqu’en 1945. A partir des circonstances et du contenu de ce

 texte fondateur, les candidats étudieront la portée de l’appel

 du 18 juin, ainsi que les engagements qu’il a suscités en

 France, dans l’empire français et à l’étranger. »












L’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle:

A 9 heures du matin, le 17 juin 1940, le Général de Gaulle quitte Bordeaux à bord d’un avion anglais. Cruellement déçu par l’incurie et la démission de la classe dirigeante française, il rejoint Londres pour poursuivre le combat contre l’Allemagne…

L’arrivée à Londres est discrète. Aucune personnalité, aucun photographe n’est venu l’accueillir. Personne ne se soucie de ce général français qui ne peut apporter que de mauvaises nouvelles. Dans l’après-midi, il rencontre Winston Churchill. Le Premier ministre anglais lui offre les antennes de la BBC dès que le Maréchal Pétain aura demandé l’armistice. Le soir même, c’est chose faite.

Le lendemain, le 18 juin 1940, dans la soirée, de Gaulle lance son premier appel sur les ondes. Peu de Français l’entendront mais c’est le plus célèbre de ses messages. Excepté le manuscrit, il n’en existe aucune trace authentique.

Source: "De Gaulle et les photographes"  Jacques Borgé & Nicolas Viasnoff

"Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas"  

« Manuscrit authentique de mon appel du 18 juin 1940 », note en marge le général de Gaulle, qui signe.
          

 Mai 2009: Après l’incendie d’un hangar désaffecté à Bobigny où un enfant a péri, voici la copie de la lettre envoyée à Madame Catherine Peyge, Maire de Bobigny.

Madame le Maire,

A la suite du drame du décès du garçonnet intervenu samedi dernier, sachez que l’AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz) s'associe au deuil de la famille et soutient votre position. Les autorités préfectorales obligent les gens du voyage et les immigrés à se déplacer continuellement et à vivre dans des conditions précaires ce qui ne pouvait qu'aboutir à cette catastrophe.

 Catastrophe, ce mot est fort, mais hélas la ville de Bobigny a le triste privilège de savoir ce qu'il en est : de sa gare, il y a 65 ans, toute une population, rejetée elle aussi parce que née juive était embarquée pour les camps de la mort où 11400 enfants périrent.

 Un enfant de plus est un enfant de trop. C’est avec colère et tristesse que nous constatons qu’aujourd’hui encore, le rejet de l’autre perdure.                                            suite à droite


Que fait l’Etat aujourd’hui ? Que va-t-il faire pour éviter que ce drame ne se reproduise ? Nous devons respecter le mode de vie des gens du voyage, et faciliter l’existence de chacun.

 Notre association qui connaît votre combat en faveur des plus faibles, et votre lutte contre l’intolérance et le racisme sera toujours à vos côtés.

Les populations juives immigrées du siècle dernier choisissaient la France car il s'y disait qu'on pouvait y être « Heureux comme Dieu en France ». Nous souhaitons aujourd'hui que ce soit le cas pour tous.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de notre considération la plus distinguée.

 Lucien Tinader

11 avril 2009



Au lendemain de cet acte, la peinture noire sur la porte du wagon masque la croix gammée.

Profanation du Mémorial

Dans la nuit du 11 au 12 avril, des croix gammées de 1m50 ont souillé le wagon témoin et le Mémorial de la déportation créé par le sculpteur Shelomo Selinger.
Le wagon avait déjà subi quelques exactions dans le passé. Le Mémorial, depuis son érection en 1977, n’avait jamais été profané.

Selon l’enregistrement des caméras de surveillance, il semble que cette profanation soit l’œuvre d’un individu plutôt jeune. Elle aurait eu lieu autour de 2h du matin. Que cet acte soit le fruit de la bêtise ou résulte d’un acte intentionnel son auteur mérite les mêmes sanctions.

Dans la matinée du samedi, les services de la ville ont effacé les traces de cet acte odieux.
C’est Denis, un nouvel adhérent qui s’investit à nos cotés pour accueillir lycées et collèges, qui nous a avertis.

Je me suis rendu immédiatement sur les lieux ou j’ai retrouvé le Président du CHCD. Les deux associations en activité dans le camp étaient ainsi représentées et nous avons pu accueillir les Médias: France 2, France 3, TV5, BMV, presse écrite, etc.

A leur demande, je me suis présenté et j’ai exprimé au nom de l’AFMA émotion et colère. ´Je suis le responsable local de l’AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz) qui a ses locaux dans ce camp. Notre activité est liée à la mémoire de la Shoah à travers une exposition permanente, le témoignage d’anciens déportés auprès des scolaires, l’accueil des particuliers tout au long de l’année.

Ce Mémorial est le tombeau et la pierre tombale des 75000 juifs, hommes, femmes, et enfants qui ont péri dans les chambres à gaz et les fours crématoires. Leurs cendres sont dans la Vistule et les étangs situés au fond du camp d’Auschwitz Birkenau. Des croix gammées ont déjà souillé des tombes aussi bien juives que musulmanes mais c’est la première fois que le tombeau des 75000 victimes de l’antisémitisme du gouvernement de Vichy en France est visé.

A la question d’un journaliste suggérant de rendre inaccessible le Mémorial en l’entourant d’une barrière, j’ai affirmé notre volonté de ne pas céder devant de tels actes et de laisser libre l’accès au recueillement. ´ En effet, à longueur d’année des établissements scolaires et des particuliers viennent visiter ce monument et le wagon.. Des anonymes y déposent régulièrement des fleurs'.

Dimanche matin un bouquet était posé sur le monument et une branche de lilas sur les marches du wagon.

L.  Tinader


1er mars 2009:

HOMMAGE A MAX JACOB

Dimanche 1er mars, la ville et l’association des amis de Max Jacob célèbreront le poète, mort au camp de Drancy, il y a 65 ans.

Max Jacob était un écrivain hors du commun, généreux et pétri de contradictions, à l’image de la première moitié du XXème siècle. Homosexuel, juif converti au catholicisme qui a fréquenté le Bateau-Lavoir à Montmartre, il est presque un personnage romanesque. De ses débuts sous ses habits de clown et de voyant à ses dernières années comme enfant de chœur servant chaque matin la messe, l’étoile jaune cousue sur son veston, sa vie bouillonne de rebondissements.

Il débute ses carrières de poète et de peintre aux côtés d’Apollinaire et de Picasso, qui restera toute sa vie son grand homme. Contrairement à ses amis, il ne parviendra jamais à devenir le géant qu’il aurait pu Ítre. Peut-être s’intèresse-t-il trop aux autres pour cela? Dans le Montmartre mythique, dans la plus grande des misères, il fait preuve d’une générosité sans faille, d’une insatiable envie d’aider les autres. Modèle de nombreux apprentis poètes, il aime plus que tout enseigner et publie "Conseils à un jeune poète."

Culpabilisant pour tout et rien, voulant à tout prix se racheter aux yeux de Dieu et échapper à l’enfer, il a une vision, apparition christique sûrement favorisée par l’éther qu’il consomme sans modération. Après sa conversion, il fuit Paris, ville de débauche et se réfugie au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire où il trouve le silence propice à la méditation. Il n’a plus qu’une ambition: trouver la paix intérieure. Lui qui lisait même sur les lignes des visages est pris à tout pour cela, y compris à renoncer à sa passion pour l’astrologie. Un de ses faits d’armes en la matière est d’ailleurs d’avoir comparé Jean Marais à Lorenzaccio et de l’avoir mis en garde contre ses pulsions meurtrières.

Jeudi 24 février 1944, il est arrêté par les Allemands à sa table de travail de Saint-Benoît-sur-Loire. Interné à Drancy, Max Jacob qui s’amusait à surnommer la Gestapo, "j’ai ta peau", mourra d’une pneumonie et d’un collapsus cardiaque le 5 mars, alors que ses amis dont Picasso, Cocteau et Guitry se démenaient, actionnant tous leurs réseaux pour obtenir sa libération. Le nom de son fossoyeur, Monsieur Chauve, l’aurait sans doute amusé. Même la mort n’arrête pas la poésie. Il est né le 12 juillet 1876 à Quimper.


Source: Drancy immédiat, n° 158







  20 novembre 2008:

Madame Catherine PEYGE  Maire de Bobigny accueillera le jeudi 20 novembre les donateurs de la souscription pour les travaux de la première phase de restauration de la gare de Bobigny.

 L’AFMA, qui a fait appel à ses adhérents pour participer à cette souscription, se joint à cette invitation et remettra à cette occasion les sommes recueillies.

Salon de réception Pablo Neruda  Hôtel de ville 31 avenue Salvador Allende – 93000 Bobigny


L'ancienne gare de Bobigny

 

Remise du chèque aux responsables de la Fondation du Patrimoine.





Le 20 novembre l’AFMA a remis dans le salon de réception à la Fondation du Patrimoine les 11384 euros recueillis auprès de ses adhérents. Elle clôture la première phase de travaux du « bâtiment Voyageurs ».

Le 18 novembre: visite de professeurs

Depuis 2006, souhaitant inciter les professeurs d’histoire et de français à encourager leurs élèves à participer au Concours de la Résistance, l’Inspection Académique du 93 les a invités à une demi-journée de sensibilisation. Cette après-midi s'est entièrement déroulée sur le site du camp de Drancy et a débuté au gymnase attenant avec les prises de paroles de Mr Philippe Boukara, coordinateur de la formation, de Mr Alban Perrin, coordinateur des voyages sur les lieux de mémoire, et de Mr Maurice Cling, enfant déporté à Auschwitz. Ensuite, la soixantaine de professeurs répartie en 4 groupes accompagnés chacun d’un déporté a visité les 4 lieux du camp de transit : l'enceinte du camp lui-même, le Mémorial et le wagon où les a accueillis Mr Shelomo Selinger, les locaux du Conservatoire Historique du Camp de Drancy (CHCD) ainsi que les locaux et l'exposition "Les yeux de la mémoire" de l’AFMA.

Ayant participé aux 2 réunions préparatoires avec l'inspection Académique, nous avons pu avec Isabelle Choko et notre secrétaire, Alice Chekroun organiser l'accueil dans les locaux de l'AFMA. Nous avons remis à chacun un dossier de présentation de l'exposition permanente et du déroulement des visites de classes. J’ai fait un bref résumé présentant l'AFMA et ses objectifs :

- préservation de la Mémoire de la déportation et sauvegarde des lieux de mémoire que sont le camp de Drancy et la gare de Bobigny, seuls lieux restants de la déportation des Juifs de France

- témoignage et échanges avec des témoins déportés ou enfants cachés.

Isabelle Choko a ensuite, face aux Professeurs, parlé de sa déportation.

Pour information, le sujet du concours annuel de la résistance est : "Les enfants et les adolescents dans l’univers concentrationnaire nazi".

Suite à la visite, et au bref témoignage Mme Choko, des professeurs ont pris contact pour des rendez-vous avec leur classe.

 


Groupe de professeurs, à l’écoute de Mme Isabelle Choko

20-21 septembre 2008:

Pendant les journées du patrimoine des 20 et 21 septembre, l'AFMA a ouvert ses locaux d'exposition de Drancy. 

Sur ces 2 jours, une centaine de personnes nous ont honorés de leur visite. Depuis peu, en complément de notre exposition, nous avons installé un grand écran sur lequel nous passons des documents sur le camp de Drancy et Auschwitz. 

Nous étions également présents sur le site de l'ancienne gare de Bobigny où se sont déroulées pendant ces journées des visites commentées de ce lieu de déportation. Nous avons pu, avec l'aide du service des archives de la ville, disposer notre "table de littérature", et distribuer la Lettre de l'AFMA et nos prospectus. 

Plus de 200 personnes ont visité ce lieu chargé d'histoire. 

Nous avons aussi reçu la visite-surprise de notre Ministre de la Culture Mme Christine Albanel. Nous devons remercier Mme Catherine Peyge, maire de Bobigny qui a tenu à faire connaître notre Association à Mme le Ministre.



A gauche, Micheline Tinader, Présidente de l'AFMA 93; en partie cachée Joyce Malai; Catheine Peyge Maire de Bobigny; Mme Christine Albanel Ministre de la Culture; et à droite Anne Bourgon chargée de Mission Patrimoine Mémoriel.
Ancienne Gare de déportation de Bobigny.
16 & 20 juillet 2008:
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'Hommage aux Justes de France.
66ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv.
14 mai 2008:
Sortie du film "Et puis les Touristes" de Robert Thaleim


Site officiel et dossier pédagogique en cliquant ICI


A gauche M. Maury au centre Mme Peyge, à droite Mme Bourgon
21 au 23 avril 2008:
Voyage d'étude à Auschwitz avec des responsables de l'AFMA, un ancien déporté, des représentants de la Mairie de Bobigny dont Mme le Maire, et des enseignants de collèges et lycées.
Visite des anciens Camps de la Mort.




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